Haïti est un des pays les plus pauvres de la planète. 153 sur 173 dans l'indice du Développement Humain de l'ONU. L’état est de plus totalement défaillant : seuls 18% des élèves étudient dans l'enseignement public, car il n'y a pas assez d'écoles officielles. Le taux d'alphabétisation est inférieur à 50% et l'espérance de vie est de 53 ans.


 

Le 12 janvier 2010 un épouvantable tremblement de terre s’abattit sur Haïti (notamment sa capitale, Port-au-Prince) faisant au moins 230.000 morts.

 

Cinq ans après le désastre qui a détruit ou endommagé plus de 300 000 édifices, jeté plus de 1,5 million de personnes à la rue et provoqué des dégâts évalués à 7,8 milliards de dollars (6,6 milliards d’euros, soit 121 % du PIB de 2009), le bilan de la reconstruction était – en janvier 2015 – mitigé. 70.000 personnes au moins continuaient de vivre dans des abris de fortune.

 

 

 

 

 

Pire, AMNESTY INTERNATIONAL publia un rapport dénonçant les expulsions forcées de plus de 60 000 personnes qui avaient trouvé refuge dans les camps improvisés après le séisme.


 

Parmi les victimes du tremblement de terre de janvier 2010, les deux jeunes enfants de Guy Syvrain qui, le même jour, reçoit des bras de sa mère, qui succombera peu de temps après à ses blessures, un bébé, Thomsom, qu'il adoptera plus tard.

 

 

Guy, son fils adopté Thomson, et Claudio Guthmann

 

L'école BERACA, dans la banlieue populaire de Port-au-Prince « La Croix des Bouquets » ne connut pas de morts, mais s'effondra totalement.

 

 Dès le mois de janvier 2010 un réseau de solidarité c'est constitué et a aidé Guy a reconstruire sa vie (sans hélas pouvoir lui rendre ses enfants). Depuis janvier 2013 ce réseau solidaire finance la cantine scolaire de l'école BERACA qui avait – bien avant le tremblement de terre – cessé de fonctionner faute de moyens.

 


Les Écoles en Haïti

Haïti est un des pays les plus pauvres au monde. 480 euros de PNB/habitant, 53 ans d'espérance de vie (contre 70 pour la moyenne régionale). Plus de la moitié de la population vit d'une agriculture de subsistance. L'État est largement absent. En Haïti, seuls 18% des élèves étudient dans l’enseignement public, car il n'y a pas assez d'écoles officielles. L'écrasante majorité des établissements scolaires sont donc « privés ». On parle de plus de 80% du total des établissements scolaires, des centaines d'établissements, de toute sorte, dans tout le pays. Certains sont très chers, réservées aux enfants des élites locales et/ou aux enfants des membres de la Communauté Internationale présente sur place. Mais la plus part sont très pauvres, aussi pauvres que leurs élèves...Souvent liées aux églises, omniprésentes en Haïti, elles sont parfois également issues d'associations ou D’ONG locales ou, très souvent aussi, le résultat d'initiatives individuelles, aux motivations très variées (philanthropiques et humanitaires,  purement commerciales, etc....)


Histoire de l’école Beraca

BERACA est un mot tiré de la Bible qui signifie : « La Vallée de Bénédiction ».

 

 

 

En fait, cette école (BERACA) fut fondée en 1963 par le Révérend Nozor AUGUSTIN, un homme qui c’est donné pour mission d’aider les gens - spécialement ceux qui sont défavorisés et toutes les classes sociales du pays - à avoir une bonne éducation. L’école a fait ses débuts avec un effectif de 78 enfants, de la Maternelle au CEP (Certificat d’Etudes Primaires). A l’époque, l’école était administrée par monsieur Nozor Augustin et sa femme, et d’autres membres de sa famille en donnant aux enfants non seulement de l’éducation intellectuelle mais aussi morale, religieuse, et professionnelle avec de faibles moyens économiques et une cotisation de trente gourdes (30gdes) par année académique. En juin 1970, monsieur Nozor Augustin quitta le pays pour aller chercher de l’aide en espèces et en matériel scolaire aux États-Unis afin de répondre aux besoins de l'école mais sans succès. Malgré les difficultés, il n’a pas baissé le bras. En février 1986 des gens mal intentionnés ont saccagé l’établissement. Entré en âge, il laissa la gestion de l’école à son fils aîné. Deux ans plus tard, soit en octobre 1988 grâce au dévouement du jeune homme, l’école Beraca a connu un effectif incroyable de 800 enfants. A l'époque, l'école Beraca arrive a donner un plat chaud à chaque enfant, un uniforme, du matériel scolaires (livres, cahiers, crayons, plumes) notamment grâce à l’aide d’une organisation nommée Parole et Action. Trois ans plus tard, l’organisation Parole et Action quitte la région pour aller soutenir des écoles dans le nord du pays. Les difficultés surgissent à nouveau. Vingt deux ans plus tard, soit en juin 2008, le fils du fondateur l'école quitte le pays pour aller vivre aux Etats-Unis. Après une période d'incertitude et de réflexion, ce sont d'autres enfants de M. Nozor Augustin, Marie Kendy AUGUSTIN et Joson AUGUSTIN qui prennent la relève. En septembre 2008, pour diriger l’établissement d’un effectif de 300 enfants, ils font appel à quatre anciens élèves de l’école. Et avec leur savoir-faire, ils mettent sur pied un programme pour aider les parents en prêtant aux enfants les livres dont ils ont besoin. Avec le soutien financier du fondateur de l' école, ils arrivent à doter l’école d’un laboratoire informatique. Deux ans plus tard, soit le 12 janvier 2010, le séisme dévastateur qui a frappé Haïti provoque l'effondrement de l’établissement - plus de bâtiment - et la tentation est grande de laisser tomber. Mais dès octobre 2010, ne voulant pas baisser les bras, Marie Kendy et Joson groupent 78 enfants à l'intérieur de l'église adjacente, afin de continuer à donner des cours. Ils ont écrit a plusieurs organisations nationales, en vain. Mais ils ont gardé confiance. L’année 2012 fut pour ainsi dire « une année de grâce » grâce au Plan Haïti (solidarité internationale) en novembre 2012 qui nous a permis de reconstruire les salles de cours, et le même mois de novembre la rencontre avec M. Claudio GUTHMANN qui nous a aidé à donner un plat chaud tous les jours aux enfants. Grâce à l’aide de M. GUTHMANN, aujourd’hui notre effectif est passé de de 78 à près de 300 enfants.